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La fatigue qui n’est pas à toi

Tu connais cette sensation étrange ? Tu te réveilles en forme, tu prends ton café en regardant le ciel, le monde a l’air paisible… puis tu arrives au boulot. Et là, bam : t’as l’impression d’avoir couru un semi-marathon sans même avoir enfilé tes baskets.

Tu regardes autour de toi. Chloé fronce les sourcils, Hugo râle pour la 3e fois, ton boss souffle en tapant son code badge. Et toi, tu sens ton énergie fuir, comme si tu absorbais leur météo intérieure.

C’est exactement ce que je vivais il y a encore quelques années. Je pensais que j’étais fragile. Pas assez « solide pour ce job ». Le genre de manager qui ne tiendra jamais le rythme. Et puis un jour, j’ai lu cette phrase : « Tu peux capter des émotions… sans qu’elles deviennent les tiennes. »

Tu veux dire que cette lassitude pesante qui me tombait dessus à 9h13 n’était pas forcément liée à moi ? Qu’il se pouvait que je sois… trop perméable ? Réceptif ? Éponge émotionnelle ? Hypersensible ?

Alors j’ai commencé à observer. À repérer les moments où cette fatigue apparaissait. À qui j’avais parlé juste avant. Où j’étais assis en réunion. Et j’ai vu un truc fascinant : ma fatigue était proportionnelle au stress ambiant.

Et je ne suis pas seul. Si tu es empathique, ton système nerveux capte les tensions autour de toi. Comme un amplificateur d’émotions. Le hic, c’est que si tu ne le sais pas, tu risques de croire que ça vient de toi. Et de chercher à te « réparer », alors que ce n’est pas ta fatigue.

Ce que j’ai appris à me demander régulièrement : « Est-ce que ce que je ressens m’appartient ? » Juste ça. Et parfois, ça suffit à alléger le fardeau.

J’ai aussi appris à créer des micro-rituels pour me décharger : respirer profondément, aller marcher deux minutes dehors, visualiser une lumière qui nettoie. Un peu perché ? Peut-être. Mais diablement efficace.

Tu n’as pas besoin d’être une éponge. Tu peux être un filtre. Et ça change tout.

Imagine : tu arrives en réunion. Tu sens la tension. Mais tu restes centré(e). Présent(e). Ancré(e). Et tu sers d’amortisseur, pas de buvard. Tu rayonnes. Tu inspires. Et tu protèges ton énergie.

Alors si tu te sens inexplicablement fatigué(e), demande-toi : « À qui est cette émotion ? » Ce n’est peut-être pas la tienne. Et dans ce cas… tu peux la laisser repartir.

Dans le prochain article, on parlera de ce que ton corps essaie de te dire… quand ton mental ne veut rien entendre.

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