Démissionner pour se Reconvertir : Le Guide Complet des Droits et Démarches
Tu connais cette sensation étrange ? Ce moment où tu te réveilles le matin, tu regardes le plafond, et tu te demandes : « C'est vraiment ça, ma vie pour les 20 prochaines années ? »
Tu aimes bien ton job. Enfin, tu l'aimais. Ou peut-être que tu ne l'as jamais vraiment aimé. Tu ne sais plus trop.
Ce que tu sais, c'est qu'il y a autre chose. Une envie. Un projet. Une petite voix qui te dit que tu pourrais faire différemment.
Mais voilà. Tu es en CDI. Et démissionner, dans ta tête, ça veut dire tout perdre. Plus de salaire. Plus de chômage. Le grand saut sans filet.
Et si je te disais que c'est faux ?
Depuis 2019, il existe un dispositif qui change tout. Un truc que 70 000 salariés ont déjà utilisé pour quitter leur job, toucher le chômage, et se reconvertir sereinement.
Pardon ?
Oui. Tu peux démissionner pour te reconvertir de ton CDI et toucher l'ARE. À condition de suivre une procédure précise. Et c'est exactement ce qu'on va voir ensemble.
Peut-on vraiment démissionner et toucher le chômage ?
Pendant longtemps, j'ai cru que c'était impossible. Démission = plus de droits. Point final.
Et puis, un jour, j'ai découvert le dispositif démission-reconversion.
Le dispositif démission-reconversion depuis 2019
Ce dispositif est né d'un constat simple : des centaines de milliers de salariés rêvent de changer de vie mais restent bloqués par la peur de perdre leurs droits.
480 000 démissions de CDI ont été enregistrées au 4ᵉ trimestre 2023 en France. Beaucoup de ces personnes auraient aimé être accompagnées. Beaucoup ont sauté sans filet.
Le dispositif permet de quitter son emploi volontairement pour une reconversion professionnelle tout en bénéficiant des allocations chômage. Comme si tu avais été licencié(e).
Ce que j'ai appris ? 68% des bénéficiaires se sont lancés dans l'entrepreneuriat. Les autres ont suivi des formations pour changer de métier.
Tu n'es pas obligé(e) de rester coincé(e).
Les 3 conditions indispensables pour en bénéficier
Avant de rêver, vérifions que tu coches les bonnes cases pour quitter ton CDI sans perdre tes droits :
Tu remplis les trois ? Alors lis la suite.
Les 4 étapes de la procédure démission-reconversion
Ce qui m'a longtemps bloqué, c'est la peur de la complexité. « C'est trop administratif », « Je vais me perdre dans les démarches »...
En fait, c'est plus simple qu'on ne le croit. Quatre étapes. Deux à trois mois. Et tu y es.
Étape 1 : Le Conseil en Évolution Professionnelle (CEP)
C'est la première porte à pousser. Et elle est gratuite.
Le CEP, c'est un conseiller qui t'aide à structurer ton projet professionnel. Il vérifie que c'est réaliste. Il t'accompagne dans la constitution de ton dossier.
Tu peux le trouver via l'APEC si tu es cadre. Via les missions locales si tu as moins de 26 ans. Ou via les opérateurs régionaux comme Transitions Pro.
Camille, 34 ans, ex-comptable « Je pensais que démissionner signifiait perdre tous mes droits. Quand j'ai découvert le dispositif démission-reconversion, j'ai compris que je pouvais me lancer dans mon projet d'ouverture de commerce en étant accompagnée. Le CEP m'a aidée à structurer mon business plan et la CPIR a validé mon projet en 6 semaines. Aujourd'hui, je gère ma boutique et je ne regrette rien. »
Pas besoin de tout savoir avant d'y aller. C'est justement le rôle du conseiller de t'aider à clarifier. Tu peux aussi compléter avec un bilan de compétences pour approfondir ta réflexion.
Étape 2 : Monter ton dossier pour la CPIR
La CPIR, c'est la Commission Paritaire Interprofessionnelle Régionale. Autrement dit : les gens qui vont valider (ou non) ton projet.
Ton dossier doit prouver que ton projet est « réel et sérieux ». Ça veut dire :
- Une formation identifiée avec dates et organisme
- Ou un business plan chiffré si tu veux créer
- Des preuves de tes recherches, de ta réflexion
- Ton parcours professionnel détaillé
Olivier, 42 ans, ex-ingénieur industriel « À 42 ans, l'idée de démissionner sans filet me terrifiait. Mon conseiller CEP m'a expliqué toutes les étapes. Le plus difficile a été de rassembler les preuves de mes 5 années d'activité continue. Mais une fois l'attestation obtenue, j'ai pu me former au métier de coach professionnel tout en touchant mes allocations. »
Étape 3 : Obtenir l'attestation de projet réel et sérieux
La CPIR examine ton dossier. Elle vérifie que tu as bien suivi l'accompagnement CEP. Elle évalue la cohérence de ton projet.
Si c'est validé ? Tu reçois une attestation. Ce document, c'est ton sésame pour France Travail.
Si c'est refusé ? Tu peux contester dans les deux mois. Tu peux aussi demander un réexamen quatre mois plus tard.
Exemple concret : Léa, 29 ans, n'avait que 3 ans d'ancienneté. Son dossier a été refusé. Elle a opté pour une rupture conventionnelle avec son employeur et a financé sa formation avec son CPF. Il y a toujours des alternatives.
Étape 4 : Démissionner et s'inscrire à France Travail
Une fois l'attestation en poche, tu peux démissionner. Pas avant.
Tu as ensuite 6 mois pour t'inscrire à France Travail. Passé ce délai, l'attestation n'est plus valable.
C'est là que tu commences à toucher l'ARE. Dans les mêmes conditions que n'importe quel demandeur d'emploi.
💡 Tu veux te reconvertir mais tu ne sais pas encore vers quoi ?
Avant de te lancer dans les démarches administratives, prends le temps de clarifier ce qui compte vraiment pour toi.
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5 questions | 2 minutes | Résultat immédiat
Réponds honnêtement pour savoir si tu peux bénéficier du dispositif.
5/5 ✅
Tu es éligible au dispositif !
Excellente nouvelle ! Tu remplis toutes les conditions pour démissionner pour te reconvertir tout en touchant le chômage.
• Contacte un conseiller CEP pour démarrer
• Prépare ton dossier avec soin
• Lance-toi en confiance !
3-4/5 ⚠️
Tu es probablement éligible
Tu remplis la plupart des conditions. Vérifie les critères manquants et consulte un conseiller CEP pour confirmer ton éligibilité.
• Vérifie tes 1 300 jours d'activité
• Contacte un CEP pour un premier rendez-vous
• Explore aussi la rupture conventionnelle comme plan B
0-2/5 ❌
Le dispositif n'est pas adapté à ta situation actuelle
Pas de panique ! D'autres options existent pour te reconvertir : rupture conventionnelle, Projet de Transition Professionnelle (PTP), ou démission légitime.
• Négocie une rupture conventionnelle
• Renseigne-toi sur le PTP (formation en restant salarié)
• Vérifie si tu es dans un des 17 cas de démission légitime
Démission pour reconversion vs autres options
Le dispositif démission-reconversion n'est pas la seule porte de sortie. Selon ta situation, d'autres chemins existent pour trouver ta voie professionnelle.
Rupture conventionnelle : avantages et inconvénients
C'est l'option classique. Tu négocies avec ton employeur une séparation à l'amiable.
Avantages : Tu touches le chômage sans conditions particulières. Pas besoin de prouver un projet.
Inconvénients : Ton employeur doit accepter. Et rien ne l'y oblige.
Si ton employeur refuse la rupture conventionnelle et que tu remplis les conditions du dispositif démission-reconversion, c'est une alternative solide.
Projet de Transition Professionnelle (PTP)
Anciennement CIF, le PTP te permet de te former tout en restant salarié(e). Ton salaire est maintenu pendant la formation.
Avantages : Tu ne démissionnes pas. Tu gardes ton emploi comme filet de sécurité.
Inconvénients : Il faut que ton employeur accepte ton absence. Et le financement n'est pas garanti.
Tu peux aussi utiliser un test d'orientation pour adultes pour affiner ton projet avant de choisir ta voie.
Les 17 cas de démission légitime
Il existe 17 situations où la démission ouvre automatiquement droit au chômage. Déménagement pour suivre un conjoint, violences au travail, non-paiement des salaires...
Ces cas ne concernent pas la reconversion volontaire. Mais si tu es dans l'une de ces situations, tu n'as pas besoin du dispositif démission-reconversion.
Si tu traverses une période difficile, découvre aussi les ressources sur la reconversion après un burn-out.
🎯 Tu hésites entre plusieurs options ?
Le guide « Choisis la Clarté » t'aide à identifier ce qui compte vraiment pour toi avant de prendre une décision.
📥 Accéder au guide gratuitTes droits concrets après une démission pour reconversion
Parlons chiffres. Parce que c'est souvent ça qui inquiète le plus.
Montant et durée de l'ARE
Tu touches l'ARE dans les mêmes conditions que tout demandeur d'emploi. Le montant dépend de ton salaire des 12 derniers mois.
En moyenne, c'est environ 57% de ton salaire brut. La durée ? Jusqu'à 24 mois si tu as moins de 53 ans. Jusqu'à 36 mois au-delà.
Cumul allocation et formation
Tu peux cumuler l'ARE avec ta formation. C'est d'ailleurs l'objectif du dispositif.
Tu peux aussi cumuler avec des revenus d'activité si tu lances ton entreprise progressivement. Exactement comme pour les autres demandeurs d'emploi.
Exemple concret : Nadia, 38 ans, responsable marketing depuis 7 ans, a obtenu la validation de la CPIR pour ouvrir sa propre agence de communication. Elle a touché l'ARE pendant 18 mois tout en développant son activité.
Pour t'inspirer, découvre d'autres témoignages de reconversion réussie.
Ce qui se passe en cas d'échec du projet
C'est la question que tout le monde se pose. Et si ça ne marche pas ?
France Travail contrôle l'avancement de ton projet dans les 6 mois suivant l'ouverture de tes droits. Si tu ne réalises pas les démarches prévues sans motif légitime, tu risques une radiation de 4 mois.
Mais si ton projet échoue malgré tes efforts ? Tu restes demandeur d'emploi. Tu continues à chercher un travail. Ce n'est pas un échec définitif. C'est une étape.
Exemple concret : Thomas, 45 ans, technicien informatique depuis 12 ans, voulait devenir développeur web. Il a suivi la procédure, obtenu l'attestation pour une formation de 9 mois, et a financé sa reconversion avec l'ARE et son CPF. Aujourd'hui, il code.
Tu peux aussi te faire accompagner par un coaching professionnel pour maximiser tes chances de réussite.
FAQ - Questions fréquentes sur la démission-reconversion
❓ Combien de temps ai-je pour m'inscrire à France Travail après validation de mon projet ?
Tu disposes de 6 mois maximum après l'obtention de l'attestation de la CPIR. Passé ce délai, l'attestation n'est plus valable et tu devras reprendre la procédure depuis le début.
❓ Puis-je utiliser ce dispositif pour une reconversion dans le même secteur ?
Oui, à condition que ton projet nécessite une formation certifiante ou un changement significatif de métier. Le projet doit démontrer une réelle évolution professionnelle.
❓ Que se passe-t-il si je ne réalise pas les démarches prévues dans mon projet ?
France Travail contrôle l'avancement dans les 6 mois suivant l'ouverture de tes droits. En cas de non-réalisation sans motif légitime, tu risques une radiation de 4 mois et la suppression des allocations sur cette période.
❓ Puis-je cumuler l'ARE avec des revenus d'activité ?
Oui, le cumul allocation-revenu est possible dans les mêmes conditions que pour les autres demandeurs d'emploi. C'est particulièrement utile si tu lances ton activité progressivement.
❓ Le CEP est-il vraiment gratuit ?
Absolument. Le Conseil en Évolution Professionnelle est un service public gratuit, financé par France Compétences. Tu peux y accéder via l'APEC, les missions locales, Cap emploi ou les opérateurs régionaux.
Tu n'es pas obligé(e) de rester coincé(e)
1,4 million d'actifs changent de métier chaque année en France. C'est 7,4% de l'ensemble des actifs.
35% des salariés envisagent de quitter leur poste. 1 salarié sur 4 a concrétisé sa reconversion entre 2016 et 2021.
Tu n'es pas seul(e). Tu n'es pas fou/folle. Tu n'es pas trop exigeant(e).
Tu es juste prêt(e) pour autre chose.
Depuis 2019, le dispositif démission-reconversion a progressivement trouvé son public. Si les premières années comptaient moins de 10 000 bénéficiaires annuels, le dispositif monte aujourd'hui en puissance. Il attire principalement des diplômés, des cadres, et des personnes d'âge intermédiaire qui souhaitent reprendre le contrôle de leur carrière.
Tu peux être le/la prochain(e).
La procédure prend généralement 2-3 mois. C'est un investissement qui te garantit jusqu'à 2 ans d'allocations pour réussir ta transition.
Alors oui, il y a des démarches. Oui, il faut préparer un dossier. Oui, il faut convaincre une commission.
Mais tu sais quoi ? C'est possible. Des dizaines de milliers de personnes l'ont fait avant toi.
Et toi aussi, tu peux le faire.
✅ Prêt(e) à passer à l'action ?
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