post 12 – mieux dormir pour mieux encaisser (et rayonner)

Il y a une époque où je portais mon manque de sommeil comme une médaille. « Je tourne à 5h par nuit. » « Je suis du soir, moi. » « Le sommeil, c’est pour les faibles. » « Je me reposerai quand je serai mort. » Quelle époque…

Jusqu’au jour où j’ai presque explosé en vol. Fatigue chronique, sautes d’humeur, mémoire en carton, empathie en mode surtension. Je sentais tout, tout le temps. Et surtout, je ne savais plus faire le tri.

Le jour où j’ai oublié un rendez-vous important, j’ai compris que ce n’était pas juste de la fatigue. C’était un effondrement de mon système.

J’ai commencé à m’intéresser sérieusement au sommeil. Pas juste « dormir plus ». Non. Dormir mieux. Dormir utile. Dormir pour vivre, pas juste pour survivre.

Parce que, oui, le sommeil, c’est ta recharge de base. C’est là que ton cerveau trie, nettoie, répare. C’est là que ton système nerveux se régule. C’est là que tu redeviens disponible émotionnellement.

Quand tu dors mal, ton seuil de tolérance chute. Tu t’énerve pour un mail mal formulé. Tu pleures devant une pub. Tu oublies ce que tu allais dire. Et surtout : tu n’as plus de filtre. Tout te traverse. Tout te touche. Tu es une antenne sans blindage.

Alors, j’ai revu mes routines. Fini les écrans jusqu’à minuit. J’ai découvert la magie de la lumière tamisée, des respirations lentes. J’ai arrêté le scrolling nocturne. J’ai instauré un rituel d’atterrissage. Et j’ai redonné au sommeil sa juste place : une priorité non négociable.

Tout a changé.

Je récupère mieux. Je suis plus stable. Mon rythme cardiaque au repos a diminué de 10 pulsations par minute. Mon empathie est plus fine, plus ciblée. Je ne m’effondre plus au moindre imprévu. Je rayonne. Parce que je suis reposé. Ancré. Présent.

Et je le vois autour de moi : les manageuses épuisées, les leaders à bout, les équipes sous tension… souvent, tout commence par un sommeil massacré. Un cerveau trop sollicité. Un corps jamais reposé.

Alors si tu sens que tu tiens à peine debout, que tes émotions te débordent, que ta patience est en grève… regarde tes nuits. Et demande-toi : est-ce que je dors comme j’aimerais vivre ? En paix ? En profondeur ? En confiance ?

Parce que tu ne peux pas rayonner quand tu es en veille prolongée.

Dans le prochain article, on explorera un outil inattendu pour mieux te connaître et faire le tri dans tes ressentis : le journal intuitif.

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