Si tu nâas pas lu les Ă©pisodes prĂ©cĂ©dents, je mâappelle Amandine, 38 ans, directrice de service client dans une PME e-commerce, mĂšre de Sophie et Adrien, compagne de Marc. Depuis quelques semaines, je marche un chemin de transformation. Cette newsletter, câest le rĂ©cit vivant de ce voyage â les dĂ©couvertes, les hĂ©sitations, et tout ce qui change doucement mais sĂ»rement.
Â
Il y a des exercices qui paraissent puĂ©rils jusquâau moment oĂč ils changent quelque chose.
David mâa demandĂ© de fermer les yeux et de visualiser un endroit oĂč je me sentais profondĂ©ment en paix. Jâai failli rĂ©sister, moi, manager rationnelle, perdre du temps Ă mâimaginer des couchers de soleil ?
Et puis jâai fermĂ© les yeux.
Ce qui est venu nâĂ©tait pas un paysage exotique.
CâĂ©tait une cuisine. Vieille, lĂ©gĂšrement en dĂ©sordre, avec une odeur de pain chaud et de cafĂ©. Une grande fenĂȘtre qui donnait sur un jardin. Le bruit dâune pluie fine dehors. Une table en bois â la mĂȘme que sur mon tableau de vision.
Et moi, assise Ă cette table, en train dâĂ©crire. Sans urgence. Sans tĂ©lĂ©phone qui vibre. Sans rĂ©union dans une heure.
Juste : écrire, la pluie, le café, la lumiÚre.
Ce nâĂ©tait pas une destination de vacances. CâĂ©tait une façon dâĂȘtre.
Â
Le livre explique pourquoi ça fonctionne avec une précision qui avait dissipé mon scepticisme :
« Le cerveau ne fait pas vraiment la diffĂ©rence entre une expĂ©rience rĂ©ellement vĂ©cue et une expĂ©rience intensĂ©ment imaginĂ©e. En tâentraĂźnant Ă revivre mentalement des moments apaisants, ton corps et ton esprit rĂ©agissent comme sâils y Ă©taient vraiment. »
â LibĂšre ta Zone de GĂ©nie en 12 Ă©tapes
Â
Le cerveau ne fait pas vraiment la différence.
Ce nâest pas de la magie. Câest de la neurologie. Quand tu visualises avec tous tes sens â les odeurs, les sons, les textures, la lumiĂšre â ton systĂšme nerveux enregistre cette expĂ©rience comme rĂ©elle. Et il en garde quelque chose.
Depuis, jâutilise la visualisation dans deux contextes trĂšs prĂ©cis.
Le premier : avant les situations stressantes. Avant la rĂ©union avec Ăric, avant une conversation difficile avec un client furieux. Je prends deux minutes, je ferme les yeux, et je me vois traverser la scĂšne avec calme. Pas parfaitement. Juste avec dignitĂ© et prĂ©sence.
Le rĂ©sultat ? Mes Ă©paules arrivent moins hautes dans la piĂšce. Ma voix descend dâun ton. Je fais moins de fautes dans les gestes, moins de dĂ©bit trop rapide, moins de regard fuyant.
Le deuxiĂšme : pour me reconnecter Ă mon cap quand je me perds. La cuisine, la pluie, le carnet, la lumiĂšre. Trente secondes suffisent pour me rappeler ce vers quoi je marche.
Â
Un soir, Adrien mâa trouvĂ©e les yeux fermĂ©s dans le canapĂ©.
« Tâas mal quelque part ? »
« Non. Je visite un endroit dans ma tĂȘte. »
Il a réfléchi avec son sérieux habituel.
« Câest comment ? »
« Calme. Et ça sent le café. »
Il a hochĂ© la tĂȘte avec lâair de quelquâun qui trouve ça parfaitement logique.
« Moi jâai un endroit dans ma tĂȘte aussi. Câest une forĂȘt avec un arbre gĂ©ant. »
Jâai ouvert les yeux.
« Câest bien ton endroit. Tu y vas souvent ? »
« Quand jâai peur. »
Huit ans. Il avait trouvé ça tout seul.
Â
Ce qui mâa frappĂ©e dans cet Ă©change, câest que nous faisions tous ça naturellement, les enfants, sans quâon leur apprenne. Et quelque part en grandissant, on a dĂ©cidĂ© que câĂ©tait enfantin. Pas sĂ©rieux. Pas productif.
Pourtant, les grands sportifs utilisent la visualisation avant chaque compétition. Les chirurgiens avant les opérations complexes. Les musiciens avant les concerts.
Ce nâest pas enfantin. Câest fondamental.
Â
Ma cuisine imaginaire mâaccompagne maintenant comme un ancrage discret. Elle me rappelle que ce que je cherche nâest pas si loin. Que la femme qui Ă©crit Ă cette table, urgence, sans performance, existe dĂ©jĂ en moi. Elle nâattend pas dâautres conditions. Elle attend juste que je lui fasse confiance.
Â
đĄ Ce que je retiens pour toi :
Est-ce que tu as un endroit dans ta tĂȘte oĂč tu te sens vraiment en paix ? Un souvenir, une image, un espace inventĂ© qui incarne ce que tu cherches ?
Essaie ce soir : ferme les yeux, laisse venir ce qui vient. Activate les cinq sens â que vois-tu, quâentends-tu, quâest-ce que ça sent ? Reste dans cet espace deux Ă trois minutes.
Puis note trois mots qui résument ce que tu as ressenti.
Le blog de François explore ces pratiques de visualisation et dâancrage avec gĂ©nĂ©rositĂ© : devenirgenial.com
Â
Ton refuge intérieur existe. Il attend juste que tu fermes les yeux.
Â
Ă la semaine prochaine, Amandine
Â
Tu peux retrouver lâhistorique de cette newsletter privĂ©e ici : https://devenirgenial.com/newsletters-privees/
Â
François Jové | Zone de Génie
Tu réussis⊠mais quelque chose manque ?
đ Le livre est en vente :
đ En stock Ă la Fnac : https://www.fnac.com/a22375865
đŠ En stock chez Amazon : https://www.amazon.fr/dp/2488646008
đ Cultura (dĂ©lai 10j) : https://www.cultura.com/p-libere-ta-zone-de-genie-9782488646000.html
đ Chez votre libraire : https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782488646000-libere-ta-zone-de-genie-francois-jove/
Le podcast est en ligne ici : https://linktr.ee/cafe_epilogue?utm_source=linktree_profile_share<sid=2267140a-bdea-4189-a13e-ce7cba5f97b3
PS : Ce que ton imagination visite avec tous ses sens, ton systĂšme nerveux finit par y croire. Choisis bien ce que tu visualises.
